Autorité parentale et résidence

ME MAYZAUD VISSEAUX

Autorité parentale et résidence des enfants à Rennes

Après une séparation, les questions arrivent vite : où les enfants vont-ils vivre, comment partager les vacances, qui décide pour l’école ou les soins, comment répartir les dépenses ? Un accord précis évite bien des malentendus. Si le désaccord persiste, le juge aux affaires familiales peut être saisi.

Maître Benjamin MAYZAUD VISSEAUX, avocat à Rennes, est spécialiste en droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine, ainsi qu’en droit des enfants. Il s’appuie également sur ses formations à l’écoute de l’enfant, à la médiation et à la coordination parentale pour préparer vos demandes, même si aucune démarche amiable n’est engagée.

Prévoir une organisation adaptée

La résidence peut être fixée chez l’un des parents ou en alternance. L’âge de l’enfant, ses habitudes et les conditions d’accueil comptent davantage qu’une solution choisie par principe. Il faut partir de sa vie réelle.

Les détails ont leur importance : horaires, trajets, vacances, remise des affaires, transmission des informations. Les prévoir dans l’accord ou les demandes au juge évite de devoir tout rediscuter à chaque difficulté.

Prendre les décisions concernant votre enfant

Lorsque les parents exercent ensemble l’autorité parentale, les décisions importantes concernant l’enfant se prennent ensemble. La séparation ne modifie pas, à elle seule, cette règle. Il faut toutefois tenir compte des mesures déjà prononcées et distinguer les actes courants des décisions qui engagent davantage l’avenir de l’enfant.

Un changement d’école, un déménagement ou un désaccord sur les soins appelle une étude particulière. Avant de modifier seul une organisation existante, faites vérifier vos droits et les démarches nécessaires.

Répartir les dépenses

La contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant dépend notamment de ses besoins et des ressources de ses parents. Une résidence alternée n’exclut pas, par principe, le versement d’une pension.

Précisez quelles dépenses la pension couvre et lesquelles seront réglées séparément. Un accord trop vague sur les frais scolaires, les activités ou les soins risque de provoquer de nouveaux désaccords.

Faire une place à sa parole

Un enfant capable de discernement peut demander à être entendu dans une procédure qui le concerne. Il peut être assisté par son propre avocat. Son souhait compte dans l’appréciation de la situation, sans déterminer à lui seul la décision.

Lorsque Maître MAYZAUD VISSEAUX vous défend, il est votre avocat. Si votre enfant a besoin de son propre conseil, cette intervention est organisée séparément.

Faire évoluer une décision

Un changement de situation peut conduire à demander une nouvelle décision. Il faut expliquer ce qui a changé et ce que vous souhaitez modifier. En attendant, le désaccord entre les parents ne prive pas le jugement de ses effets.

Une médiation ou une coordination parentale peut aider à résoudre certaines difficultés d’application du jugement. Les violences et l’emprise appellent une autre approche : la protection passe en premier. La loi exclut la proposition de médiation par le juge aux affaires familiales lorsque des violences sont alléguées ou qu’une emprise manifeste est constatée.

Questions fréquentes

Le juge aux affaires familiales statue en fonction de l'intérêt de l'enfant, en tenant compte de l'avis de chaque parent et, selon son âge, de celui de l'enfant. Un accord amiable entre parents reste toujours privilégié.
Elle implique que les deux parents prennent ensemble les décisions importantes concernant l'enfant (santé, scolarité...), même en cas de séparation, sauf décision contraire du juge.
Dès qu’il est capable de discernement, sans condition d’âge fixe : sa compréhension et sa capacité à exprimer un avis sont appréciées. Il peut demander lui-même à être entendu ou refuser de l’être.
Oui, en cas de changement significatif dans la situation d'un parent ou de l'enfant (déménagement, remariage, évolution des besoins). La demande de modification se fait devant le juge aux affaires familiales.
C’est un processus qui permet aux parents, avec l’aide d’un médiateur indépendant et impartial, de rechercher un accord sur l’organisation de la vie de leurs enfants. Le juge peut la proposer ou enjoindre aux parents de rencontrer un médiateur pour une information sur son objet et son déroulement, sauf lorsque des violences sont alléguées ou en cas d’emprise manifeste.

Préparer la première consultation

Apportez les décisions existantes, les justificatifs des besoins de l’enfant et, si possible, votre proposition d’organisation. Conservez les échanges écrits utiles. Signalez dès le premier contact une audience, une échéance scolaire ou une difficulté urgente.

Téléphone : 02 99 65 96 12