La communauté réduite aux acquêts. C’est en principe le régime applicable sans contrat de mariage lorsque le droit français s’applique. Les salaires et les biens achetés pendant le mariage sont généralement communs. Les biens possédés avant le mariage ou reçus personnellement par donation ou succession restent, en principe, à chacun. Le patrimoine commun se partage normalement par moitié, après règlement des comptes.
La séparation de biens. Chacun conserve son patrimoine personnel. Les époux peuvent toutefois acheter ensemble, notamment leur logement. Il faut alors partager ce bien selon leurs droits et vérifier les sommes que l’un pourrait devoir à l’autre. Être séparés de biens ne signifie donc pas qu’il n’y a aucun compte à faire.
La communauté universelle. La mise en commun s’étend en principe aux biens possédés avant le mariage et à ceux reçus ensuite par donation ou succession. Certains biens peuvent rester personnels. Les clauses du contrat doivent être examinées pour déterminer ce qui se partage.
La participation aux acquêts. Pendant le mariage, chacun gère ses biens comme en séparation de biens. Au divorce, on compare les enrichissements respectifs selon les règles de ce régime. Celui qui s’est le moins enrichi peut recevoir une somme de l’autre.
Un contrat peut aménager ces règles. Sa lecture est donc indispensable avant de calculer les droits de chacun.